La journée internationale des Droits de l’Homme, célébrée chaque 10 décembre, marque l’adoption de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1948. Elle constitue une occasion privilégiée de sensibilisation à l’importance des droits fondamentaux, notamment la liberté, l’égalité et la dignité humaine, et de rappeler que ces droits doivent être protégés et promus pour tous, sans aucune forme de discrimination.
Pour l’occasion, 452 dossiers d’interpellation, contre 554 l’année précédente, ont été enregistrés pour la 29ᵉ session de l’Espace d’Interpellation Démocratique (EID), dont l’ouverture a eu lieu mercredi au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, cette rencontre vise à informer l’opinion publique nationale et internationale sur l’état des droits de l’Homme au Mali, à contribuer activement et pédagogiquement à l’enracinement d’une culture de redevabilité et à impulser la politique de promotion et de protection des droits et libertés des citoyens, dans une dynamique de dialogue, de transparence et de responsabilité.Selon la Médiatrice de la République, Mme Sanogo Aminata Mallé, la baisse du nombre de dossiers s’explique par la faible mobilité des citoyens dans certaines régions. « Toutefois, la résilience des populations a permis de rapprocher les interpellations des délégations territoriales du Médiateur de la République », a-t-elle précisé.
Les dossiers reçus proviennent des délégations territoriales, du District de Bamako et de la diaspora. La commission préparatoire, réunie du 13 au 31 octobre 2025, a procédé au dépouillement et a classé les dossiers en trois catégories : 24 retenus pour lecture publique, 340 classés pour suite à donner et 72 non retenus, faute de conformité avec les critères définis par le règlement intérieur de l’EID.Mme Mallé a également indiqué que 16 dossiers ont été satisfaits durant la phase de dépouillement, grâce à l’appui des représentants des départements ministériels.
Pour rappel, l’Espace d’Interpellation Démocratique, créé en 1994, vise à informer les opinions nationale et internationale sur l’état des droits de l’Homme au Mali. Il contribue « de manière active et pédagogique, à renforcer la culture démocratique nationale et à impulser de façon significative la promotion et la protection des droits et libertés des citoyens ».