Le Mali, à l’instar des autres pays membres des Nations Unies, célèbre aujourd’hui, 10 décembre 2025, le 77e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) adoptée le 10 décembre 1948. Le thème de cette année est : « Droits humains, nos essentiels de tous les jours ». Ce thème vise à réaffirmer les valeurs des droits humains et à montrer qu’ils demeurent une force gagnante pour l’humanité toute entière.
Le Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres déclarait dans son message à l’occasion de de la célébration de cette journée que : « C’est en protégeant les plus vulnérables, en refusant de détourner le regard et en défendant les institutions qui nous défendent que nous faisons vivre les droits humains ».
Le Mali a adhéré aux principes et valeurs consacrés par la DUDH, dès son accession à l’indépendance en les incorporant dans le Préambule de ses différentes Constitutions. Le premier chapitre de la Constitution du 22 juillet 2023 est consacré aux droits de l’Homme. Cela prouve l’importance que les autorités maliennes accordent aux questions de droits de l’Homme.
La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) du Mali profite de cette journée pour réitérer son appel aux autorités à tout mettre en œuvre pour la concrétisation des droits énoncés dans la DUDH sur l’ensemble du territoire malien.
Cette année, le Mali célèbre la Journée internationale des droits de l’Homme dans un contexte assez particulier, caractérisé par des violations et/ou abus souvent graves et massifs des droits de l’Homme dont les plus récents sont les atteintes aux droits économiques sociaux et culturels notamment, les attaques contre les citernes, les chauffeurs et des populations civiles sur plusieurs les axes routiers qui ont occasionné, notamment des atteintes aux droits à la vie, à l’intégrité.
Les atteintes au droit à la vie, aux droits économiques sociaux et culturels, à l’intégrité physique sont légion, sans oublier la pratique de l’esclavage par ascendance et ses manifestations violentes attentatoires à la dignité humaine. Les femmes et les filles continuent de subir les violences sexuelles et sexistes, les violences sexuelles liées au conflit, dans notre pays.
Il est important de noter que les droits de l’Homme sont l’affaire de toutes et tous. C’est pourquoi la Déclaration Universelle des Droits de l’homme, la Charte Africaine des droits de l’Homme et des Peuples, et bien d’autres instruments juridiques régionaux et internationaux, nous responsabilisent toutes et tous.
Les principes et valeurs qui y sont évoqués sont aussi pertinents que d’actualité dans notre pays.Nous devons défendre nos droits, chacun de nous peut agir au quotidien pour défendre les droits qui nous protègent et promouvoir l’appartenance de toutes et de tous à notre chère humanité.
La CNDH salue les efforts déployés par les autorités maliennes en vue de sécuriser les populations et leurs biens, et rappelle que de telles actions doivent impérativement s’inscrire dans le strict respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire.L’institution nationale des droits de l’Homme salue également les nouvelles réformes, notamment l’adoption du nouveau code pénal et du nouveau code de procédure pénale qui garantissent la protection des droits humains.
La CNDH invite toutes les populations et toutes les composantes de la société malienne à œuvrer en faveur du développement de la culture des droits humains dans notre pays. Pour la CNDH, la protection des Droits de l’Homme est une responsabilité partagée. Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits.