Les attaques et les exécutions de civils se multiplient dans le sud et le nord du Mali, notamment dans les régions de Sikasso et de Tombouctou. Fidèle à ses missions de protection des droits humains, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) se dit « profondément préoccupée par la situation sécuritaire et humanitaire à Léré, région de Tombouctou, caractérisée par de graves violations des droits de l’Homme, notamment l’exécution de 14 civils, des enlèvements de personnes, le recrutement d’enfants ainsi que des atteintes au droit de propriété », indique un communiqué publié ce lundi 1er décembre 2025.
Le document souligne également que la CNDH est « préoccupée par la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut à Loulouni, région de Sikasso », en rappelant les obligations de l’État malien découlant de la Constitution du 22 juillet 2023, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966, de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples de 1981, des Conventions de Genève de 1949 et de leurs protocoles additionnels, du droit coutumier international humanitaire ainsi que de la Convention de Kampala de 2009 sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique.
De ce fait, la CNDH rappelle à l’État ses responsabilités en matière d’assistance humanitaire et attire l’attention des autorités sur la vulnérabilité des personnes déplacées internes, notamment les femmes, les enfants et les personnes âgées. Elle exhorte également les autorités à mettre en place des mécanismes de surveillance pour prévenir le recrutement d’enfants.
La Commission recommande par ailleurs à l’État de sécuriser le passage des secours humanitaires, tout en réitérant son soutien aux forces armées et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme, dans le respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Elle invite enfin les populations à une plus grande collaboration avec les FAMa.