• Moscou, Wagner et le Mali : la diplomatie russe met les points sur les «i»

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    PRIMAIRES A L’URD Zoom sur les candidatures les plus en vue

    Le 24 septembre dernier, à midi, a pris fin, le dépôt des candidatures pour les primaires à l’URD. A cet effet, plusieurs candidatures sont parvenues au niveau du bureau exécutif national du parti. Elles sont entre autres, la candidature de Me Demba Traoré, Me Abdoul Wahab Berthé, Dr Madou Diallo, Honorable Modibo Doumbia, Pascal Traoré, Hassan Diallo, Mamadou Igor Diarra, Adama Coulibaly,  M Maïga et le Dr Boubou Cissé. 

    Signalons qu’en référence aux textes du parti, les recommandations de l’article 47 du règlement intérieur, et en application de la décision du bureau exécutif national du 21 août 2021, par une lettre en la date du 23 août, que le 1er Vice-président Salikou Sanogo a lancé officiellement le processus de désignation du candidat. Faut-il le rappeler l’article 47 du règlement intérieur de l’Urd dispose : « S’agissant du choix du candidat à l’élection présidentielle, le BEN vérifie la conformité des candidatures avec les dispositions légales et propose le candidat retenu à la conférence nationale qui l’investit. Nul ne peut être candidat s’il n’est militant de l’URD ».

    Selon une source très proche du parti, les candidatures enregistrées sont celles de : Me Demba Traoré de la section VI de Bamako,  Me Abdoul Wahab Berthé de la section de Sikasso,  Dr Madou Diallo de la section de Kati, l’Honorable Modibo Doumbia de la section de Kati, Adama Coulibaly de la section de San, Mamadou Igor Diarra de la section de Ségou et en fin celle du Dr Boubou Cissé de la section de Mopti. Environ une dizaine de candidatures sont souscrites, selon la même source, et parmi ces candidats, des marionnettes de ceux qui ont des grands moyens, pouvant être leurs soutiens quant à la recherche de consensus.   

    Me  Demba Traoré de la section VI

    Le secrétaire à la communication du bureau exécutif national, Me Demba Traoré, qui constituait l’œil et l’oreille de feu Soumaïla Cissé. Secrétaire politique de la section VI, l’une des sections qui raflent les victoires aux élections de proximité depuis 2016. Cet éminent avocat est un cadre du parti en commune VI, très proche du défunt président et de famille. Pour Nouhoum Togo, il est le premier collaborateur de l’ancien chef de file de l’opposition.  Grâce à ses compétences, la section VI  a rehaussé l’image de l’URD, avec des victoires propres aux élections communes et législatives passées. Me Abdoul Wahab Berthé  

    Natif de Sikasso, il étudie à Paris X Nanterre où il obtient un doctorat d'État en droit privé en 1985. En 1997, président du Parti malien pour le développement et le renouveau (Pmdr), il est candidat à l’élection présidentielle malienne de 1997, mais retire sa candidature comme la plupart des autres candidats de l’opposition pour protester contre la mauvaise organisation des élections législatives et présidentielle. Il milite ensuite à l’Union pour la République et la démocratie (URD) dont il est membre du bureau.

    Le 3 octobre 2007, il est nommé ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État dans le Gouvernement de Modibo Sidibé. Il garde son poste dans le nouveau gouvernement lors du remaniement le 9 octobre 2009. Le 6 avril 2011, il est nommé ministre du Travail et de la Fonction publique dans le Gouvernement de Cissé Mariam Kaïdama Sidibé.

    Adama Coulibaly, section de Ségou  Le chef des relations extérieures de l'URD est candidat de l'URD aux primaires pour les présidentielles à venir. Il est membre fondateur de l'URD en France, où il a été le premier président de la section URD des jeunes à Paris dès la création du parti en 2003. Adama Coulibaly a été membre du Bureau national des jeunes pendant 10 ans et depuis 8 ans, il est membre du Bureau Exécutif National du parti. Il est détenteur d'un DEA en sciences politiques obtenu à  l'université de Paris 1 Sorbonne. Il a également  fréquenté l'ENA de Paris.  Il travaille à l'Assemblée nationale du Mali depuis 12 ans.   Modibo Doumbia, section de Kati

    Détenteur d'un DEA de l’Isfra en Population - Environnement, Gestion des Zones Humides et Développement durable 2013, M. Doumbia est un natif de Sinsina, ex-arrondissement de Sanankoroba. Dans sa vie politique, Modibo est élu conseiller municipal à Sanankoroba de 2004 à 2016 et délégué au Conseil de cercle depuis 2009, puis au Conseil régional de Koulikoro. Élu à l'Assemblée nationale à la suite d'élections partielles en septembre 2009 à Kati, Modibo Doumbia, cet amoureux du monde rural, devient membre de la commission du développement rural et de l'environnement à l’Assemblée nationale. Membre de la section de Kati et du Bureau national URD.

    Mamadou Igor Diarra, section de Ségou

    Né le 26 décembre 1966 à Kryvy Rih (Ukraine), il est un homme d'État et dirigeant de banque de nationalité malienne. Entrée au gouvernement en octobre 2008 sous la présidence d'Amadou Toumani Touré comme ministre de l’Énergie, des Mines et de l’Eau, puis ministre de l’Énergie et de l’Eau. Ensuite ministre des Finances sous Ibrahim Boubacar Kéita. La candidature de l’enfant de Markala est portée par la section de Ségou. Ancien candidat à la présidentielle de 2018, sa candidature avait été parrainée par le parti URD, même l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, sous IBK  n’a voulu soutenir le candidat de l’URD, Soumaïla Cissé au second tour de ce  scrutin.

    Dr Boubou Cissé de Mopti  Tombé avec le président IBK, le 18 août 2020, à la suite d’un coup d’Etat, la candidature de cet ancien Premier ministre est portée par la section de Mopti. N’ayant jamais milité pour un parti politique, Dr Boubou Cissé s’est enregistré à la section de Mopti, le samedi 08 aout 2020. Cela, juste après son adhésion à la sous-section de Djenné.  Rappelons  qu’avant sa nomination en tant que ministre en charge de l’Industrie et des Mines du Mali en septembre 2013, il était responsable en charge des projets de développement humain (santé, éducation et protection sociale) pour la Banque mondiale, basé au Nigeria puis au Niger. En avril 2014 après un remaniement ministériel, il a été reconduit à la tête du département des Mines. Depuis le 15 janvier 2016 jusqu’à sa nomination au poste de Premier ministre, Dr. Boubou Cissé était le ministre de l’Economie et des Finances.

    A suivre…

    Dramane Siaka  

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    Moscou, Wagner et le Mali : la diplomatie russe met les points sur les «i»

    En marge de l'Assemblée générale de l'ONU ce 25 septembre, le chef de la diplomatie russe a appelé à distinguer la coopération interétatique entre Moscou et Bamako des affaires liant le Mali à des sociétés privées russes. En marge de l'Assemblée générale de l'ONU ce 25 septembre, le chef de la diplomatie russe a appelé à distinguer la coopération interétatique entre Moscou et Bamako des affaires liant le Mali à des sociétés privées russes.

    La perspective d'une coopération entre la société privée russe Wagner et les autorités maliennes a fait vivement réagir ces derniers jours la France et plusieurs autres pays européens, visiblement paniqués à l'idée de partager leurs efforts militaires antiterroristes au Sahel avec d'autres forces étrangères. Tandis que ces chancelleries mettent volontiers dans le même sac le gouvernement russe et Wagner, le ministre russe des Affaires étrangères a souhaité mettre les points sur les «i», à l'occasion d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale des Nations, ce 25 septembre à New York. Alors qu'il était interrogé sur les inquiétudes européennes à ce sujet par le journaliste de RT Caleb Maupin, Sergueï Lavrov a d'abord rappelé dans quel contexte celles-ci s'inscrivaient : «Les autorités de transition maliennes soulignent clairement leur attachement aux obligations internationales et, par ailleurs, luttent contre le terrorisme. Elles se sont tournées vers une société militaire russe privée étant donné que, si je comprends bien, la France veut réduire considérablement son contingent militaire qui y était déployé et qui était censé [...] combattre les terroristes [au Mali]». Ainsi, constatant ce déclin du soutien militaire français et estimant leurs propres forces trop limitées, les autorités maliennes se sont tournées vers une société de sécurité privée russe, a constaté le chef de la diplomatie russe. «Nous n'avons rien à voir avec ça», a tenu à souligner Sergueï Lavrov, avant de préciser son propos : «Cette activité est exercée de manière légale et concerne les relations entre la partie qui [embauche des spécialistes] – il s'agit d'un gouvernement légitime, reconnu par tous comme une structure transitoire légitime – d'une part, et ceux qui offrent les services de spécialistes à l'étranger». Ces relations entre Bamako et un acteur privé se distinguent, donc, de celles qu'entretiennent les autorités de la Russie et du Mali, que Sergueï Lavrov a explicitées lors de la même conférence de presse : «Nous [les autorités russes] apportons notre contribution – par le biais d’approches étatiques et non d’entreprises privées – en ce qui concerne la capacité défensive du Mali, sa préparation au combat pour éradiquer les menaces terroristes et autres. Nous livrons de la production militaro-technique en tant qu’aide de notre part au Mali. Et dans le cadre du Conseil de sécurité, bien entendu, nous participons à l'élaboration d'approches optimales pour la poursuite des efforts de maintien de la paix.»  Ces efforts sécuritaires interétatiques s'inscrivent dans une coopération russo-malienne plus vaste, que le chef de la diplomatie russe et son homologue malien, Abdoulaye Diop, avaient déjà louée le 24 septembre, lors d'une rencontre entre les deux hommes à New York. La perspective d'un partenariat entre Bamako et Wagner effraye des chancelleries européennes Le 24 septembre, les responsables de la Défense de 13 pays de l'Union européenne, dont la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, avaient affirmé qu'une éventuelle implication du groupe de sécurité privée Wagner au Mali serait inacceptable. Le ministre suédois de la Défense Peter Hultqvist, hôte d'une réunion entre ces Etats sur «l'Initiative européenne d'intervention», avait martelé : «Nous voulons envoyer un message clair : nous ne sommes pas prêts à accepter l'entrée du groupe Wagner sur le théâtre malien.» Le même jour, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian avait interpellé Sergueï Lavrov sur le même sujet : «Sur le Mali, le ministre a alerté son homologue russe sur les conséquences graves d'une implication du groupe Wagner dans ce pays», avait ainsi indiqué le ministère français des Affaires étrangères, au lendemain d'un entretien à New York entre les deux responsables. Lors de sa conférence de presse du 25 septembre, Sergueï Lavrov a condamné la tendance européenne à s'inquiéter de l'arrivée de nouveaux acteurs étrangers sur le terrain sécuritaire malien : «Dire : "J'étais ici le premier et vous devez quitter les lieux", d'abord c'est humiliant pour le gouvernement de Bamako qui a invité des partenaires étrangers, et deuxièmement, ce n'est pas comme ça que l'on doit parler», a dénoncé le chef de la diplomatie russe, ajoutant que l'Union européenne et Moscou feraient mieux de coordonner leurs efforts en matière de lutte antiterroriste, au Mali et dans toute la région sahélienne. Confusion occidentale entre Wagner et Moscou La réaction paniquée de la France et d'autres pays européens face à la coopération potentielle entre Wagner et le Mali doit être analysée à la lumière d'un élément : la confusion, dans le discours des chancelleries occidentales, entre cette société privée russe et le gouvernement russe. L'AFP rappelle ainsi que Wagner «est accusé, notamment par la France, d'agir pour le compte du Kremlin là où il ne veut pas apparaître de manière trop officielle». Cette confusion exaspère Moscou, qui a toujours démenti tout lien avec la fameuse société de sécurité privée.  Ce trait d'égalité entre une société privée et Moscou, qui imprègne le discours des Occidentaux, est d'autant plus significatif qu'il semble exclusif à la Russie. Paris ne paraît pas s'inquiéter, par exemple, de l'implication aux quatre coins du monde la société américaine BlackWater, qui fait pourtant partie des entreprises de sécurité privée dont les actions suscitent régulièrement la controverse. En décembre dernier, par exemple, BlackWater avait défrayé la chronique après que le président américain Donald Trump eut gracié quatre de ses employés, qui avaient été condamnés à une peine de prison pour avoir massacré 14 civils dont deux enfants à Bagdad (Irak) en 2007.

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    Débats Grand format

    • ECOLE

      Nouvelle grève des enseignants : les parents d’élèves entre colère et inquiétude

      Les enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales ont entamé ce lundi 8 février 2021, un arrêt de travail qui va durer jusqu'au paiement intégral de leurs salaires. Cette grève illimitée survenue seulement 3 semaines après la rentrée scolaire provoque inquiétudes et colère chez des parents d’élèves. Ces derniers regrettent que des lenteurs administratifs soient la cause de la suspension des cours de leurs enfants.

      Cet arrêt de travail intervient après le non paiement du salaire du mois de janvier. Selon les responsables du syndicat des enseignants signataires du 15 octobre 2016, ce mouvement va se poursuivre jusqu'à la satisfaction de leur doléance. Ils estiment que cette situation est « inadmissible et n'a que trop durer ». Selon le secrétaire général des enseignants fonctionnaires des collectivités « cet arrêt de travail continuera jusqu'à ce que l'ensemble des enseignants soit en possession de leur salaires » et « si les salaires sont fait ce lundi ce mouvement sera suspendu à l'instant et si les salaires tardent jusqu'à la fin de la semaine la grève suivra également » a t-il conclut. Pourtant à Bamako, comme dans les régions, cette suspension de cours inquiète les parents d’élèves. Dans la ville de kayes, certains d'entre eux dénoncent cet arrêt de travail. Mais, ils demandent aux autorités aussi d'éviter les lenteurs dans le traitement des salaires des enseignants : « l’arrêt des cours nous angoisse et perturbe l’éducation de nos enfants » regrette un parent assis sous un hangars au marché de Kayes« Aujourd’hui les écoles sont restées fermées parce que les enseignants ne sont pas mis dans leurs droits alors qu'ils doivent être mis dans leurs droits » martèle cet autre sexagénaire dont les enfants viennent de l'informer de la suspension des cours dans leurs écoles. Nos tentatives de faire réagir le ministère de l'Éducation nationale, sur cette question, ont été vaines. Mais cette grève des enseignants intervient aussi au moment où de nombreuses académies d’enseignement demandent aux enseignants de regagner leurs postes. L'union nationale des travailleurs du Mali qui avait observé un arrêt de travail, il y a quelques jours, a trouvé un compromis avec le gouvernement vendredi dernier. Les deux parties ont eu un accord définitif sur 9 neufs points de revendication. Il s'agit entre autres du recrutement de 23mille 728 jeunes et de l’augmentation de la grille salariale. Selon le secrétaire général adjoint de l'UNTM, le délai d'exécution de l'accord sera rétroactif à partir de janvier 2021. Abdrahamane Infa Touré secrétaire générale adjoint de l'UNTM.

      Studio Tamani

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    • Spot M.O.M Révélation

    • BAMAKO : LE FAUX POLICIER ALPAGUÉ

    • Gestion de la Transition : Le président Bah N’Daw chez le Pr Dioncounda Traoré

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    Internationale

    • Moscou, Wagner et le Mali : la diplomatie russe met les points sur les «i»

      En marge de l'Assemblée générale de l'ONU ce 25 septembre, le chef de la diplomatie russe a appelé à distinguer la coopération interétatique entre Moscou et Bamako des affaires liant le Mali à des sociétés privées russes. En marge de l'Assemblée générale de l'ONU ce 25 septembre, le chef de la diplomatie russe a appelé à distinguer la coopération interétatique entre Moscou et Bamako des affaires liant le Mali à des sociétés privées russes.

      La perspective d'une coopération entre la société privée russe Wagner et les autorités maliennes a fait vivement réagir ces derniers jours la France et plusieurs autres pays européens, visiblement paniqués à l'idée de partager leurs efforts militaires antiterroristes au Sahel avec d'autres forces étrangères. Tandis que ces chancelleries mettent volontiers dans le même sac le gouvernement russe et Wagner, le ministre russe des Affaires étrangères a souhaité mettre les points sur les «i», à l'occasion d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale des Nations, ce 25 septembre à New York. Alors qu'il était interrogé sur les inquiétudes européennes à ce sujet par le journaliste de RT Caleb Maupin, Sergueï Lavrov a d'abord rappelé dans quel contexte celles-ci s'inscrivaient : «Les autorités de transition maliennes soulignent clairement leur attachement aux obligations internationales et, par ailleurs, luttent contre le terrorisme. Elles se sont tournées vers une société militaire russe privée étant donné que, si je comprends bien, la France veut réduire considérablement son contingent militaire qui y était déployé et qui était censé [...] combattre les terroristes [au Mali]». Ainsi, constatant ce déclin du soutien militaire français et estimant leurs propres forces trop limitées, les autorités maliennes se sont tournées vers une société de sécurité privée russe, a constaté le chef de la diplomatie russe. «Nous n'avons rien à voir avec ça», a tenu à souligner Sergueï Lavrov, avant de préciser son propos : «Cette activité est exercée de manière légale et concerne les relations entre la partie qui [embauche des spécialistes] – il s'agit d'un gouvernement légitime, reconnu par tous comme une structure transitoire légitime – d'une part, et ceux qui offrent les services de spécialistes à l'étranger». Ces relations entre Bamako et un acteur privé se distinguent, donc, de celles qu'entretiennent les autorités de la Russie et du Mali, que Sergueï Lavrov a explicitées lors de la même conférence de presse : «Nous [les autorités russes] apportons notre contribution – par le biais d’approches étatiques et non d’entreprises privées – en ce qui concerne la capacité défensive du Mali, sa préparation au combat pour éradiquer les menaces terroristes et autres. Nous livrons de la production militaro-technique en tant qu’aide de notre part au Mali. Et dans le cadre du Conseil de sécurité, bien entendu, nous participons à l'élaboration d'approches optimales pour la poursuite des efforts de maintien de la paix.»  Ces efforts sécuritaires interétatiques s'inscrivent dans une coopération russo-malienne plus vaste, que le chef de la diplomatie russe et son homologue malien, Abdoulaye Diop, avaient déjà louée le 24 septembre, lors d'une rencontre entre les deux hommes à New York. La perspective d'un partenariat entre Bamako et Wagner effraye des chancelleries européennes Le 24 septembre, les responsables de la Défense de 13 pays de l'Union européenne, dont la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, avaient affirmé qu'une éventuelle implication du groupe de sécurité privée Wagner au Mali serait inacceptable. Le ministre suédois de la Défense Peter Hultqvist, hôte d'une réunion entre ces Etats sur «l'Initiative européenne d'intervention», avait martelé : «Nous voulons envoyer un message clair : nous ne sommes pas prêts à accepter l'entrée du groupe Wagner sur le théâtre malien.» Le même jour, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian avait interpellé Sergueï Lavrov sur le même sujet : «Sur le Mali, le ministre a alerté son homologue russe sur les conséquences graves d'une implication du groupe Wagner dans ce pays», avait ainsi indiqué le ministère français des Affaires étrangères, au lendemain d'un entretien à New York entre les deux responsables. Lors de sa conférence de presse du 25 septembre, Sergueï Lavrov a condamné la tendance européenne à s'inquiéter de l'arrivée de nouveaux acteurs étrangers sur le terrain sécuritaire malien : «Dire : "J'étais ici le premier et vous devez quitter les lieux", d'abord c'est humiliant pour le gouvernement de Bamako qui a invité des partenaires étrangers, et deuxièmement, ce n'est pas comme ça que l'on doit parler», a dénoncé le chef de la diplomatie russe, ajoutant que l'Union européenne et Moscou feraient mieux de coordonner leurs efforts en matière de lutte antiterroriste, au Mali et dans toute la région sahélienne. Confusion occidentale entre Wagner et Moscou La réaction paniquée de la France et d'autres pays européens face à la coopération potentielle entre Wagner et le Mali doit être analysée à la lumière d'un élément : la confusion, dans le discours des chancelleries occidentales, entre cette société privée russe et le gouvernement russe. L'AFP rappelle ainsi que Wagner «est accusé, notamment par la France, d'agir pour le compte du Kremlin là où il ne veut pas apparaître de manière trop officielle». Cette confusion exaspère Moscou, qui a toujours démenti tout lien avec la fameuse société de sécurité privée.  Ce trait d'égalité entre une société privée et Moscou, qui imprègne le discours des Occidentaux, est d'autant plus significatif qu'il semble exclusif à la Russie. Paris ne paraît pas s'inquiéter, par exemple, de l'implication aux quatre coins du monde la société américaine BlackWater, qui fait pourtant partie des entreprises de sécurité privée dont les actions suscitent régulièrement la controverse. En décembre dernier, par exemple, BlackWater avait défrayé la chronique après que le président américain Donald Trump eut gracié quatre de ses employés, qui avaient été condamnés à une peine de prison pour avoir massacré 14 civils dont deux enfants à Bagdad (Irak) en 2007.

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    • Mali: deux hauts fonctionnaires retenus en otage apparaissent dans une vidéo du GSIM

      Au Mali, c’est une preuve de vie qui soulagera peut-être les familles de deux otages maliens. Le sous-préfet de Farako, Ali Cissé, enlevé le 13 décembre 2019, et le préfet de Gourma-Rharous, Drissa Sanogo, enlevé le 2 mai 2020, apparaissent dans une vidéo diffusée lundi juillet par le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM ou Jnim), lié à Aqmi. Une vidéo publiée lundi seulement mais dont l’enregistrement serait bien antérieur. Ils parlent en français et en bambara, déclinent leur identité, leur numéro de matricule. Le sous-préfet de Farako, Ali Cissé, enlevé le 13 décembre 2019, et le préfet de Gourma-Rharous, Drissa Sanogo, enlevé le 2 mai 2020, semblent fatigués, éprouvés, mais, selon les termes qu’ils emploient à l’écran, « en bonne santé. » Les deux hommes sont filmés dans des endroits différents, ce qui semble indiquer qu’ils ne sont pas détenus ensemble. Le sous-préfet Ali Cissé, en boubou jaune, devant une tenture, précise avoir été enlevé « il y a une année », ce qui ferait remonter l’enregistrement à plus de six mois. Mais la vidéo diffusée par le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans, lié à Aqmi, est datée par le Jnim de juillet 2021, selon un expert ayant authentifié la vidéo et requérant l’anonymat. Ali Cissé demande notamment « au gouvernement » malien « de s’investir pour [sa] libération ».

      Quant au préfet Drissa Sanogo, filmé en extérieur, sur une natte, dans un lieu aride mais arboré, il explique vouloir retourner « près de sa famille et de ses amis. »

      Les dernières preuves de vie dataient d’octobre 2020, pour Drissa Sanogo, qui avait pu transmettre des lettres, et de mars dernier pour Ali Cissé, lorsqu’un codétenu, une fois libéré, avait pu témoigner. Des collègues des deux administrateurs se disent « soulagés » par ces preuves de vie. Même s’ils continuent, inlassablement, d’attendre leur libération.

        SourceRFI  

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    • Ministère des affaires étrangères : Les travailleurs entament aujourd’hui une grève de 4 jours

    • Affaire de déstabilisation des institutions : Me Tapo accuse le Procureur général

    • Ecole : Les craintes d’une nouvelle crise

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