samedi, mai 21, 2022

Meeting de soutien aux autorités de la transition : Le retrait du Mali de la CEDEAO et la création d’une monnaie nationale exigés par les manifestants

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A l’appel du Collectif pour la Défense des Militaires (CDM), des associations, syndicats et regroupements de la société civile, des centaines de manifestants se sont regroupés au Boulevard de l’Indépendance de Bamako, le vendredi 1er avril 2022, pour apporter d’une part, leur soutien aux autorités de la transition, et d’autre part, remettre une doléance au président de la transition. Cette énième mobilisation montre l’engagement du peuple malien à soutenir la transition jusqu’au bout. Parmi les points du cahier des doléances soumis au président de la transition à travers le Premier Ministre Choguel Kokalla Maiga, l’on note l’arrêt immédiat des missions de la CEDEAO dans notre pays; le retrait pure et simple du Mali de la CEDEAO; la création d’une monnaie nationale, symbole de souveraineté; la fermeture puis la nationalisation de toutes les entreprises françaises au Mali; le renouvellement sous aucun prétexte du Mandat de la MINUSMA; la révision intelligente de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation.

Nous, citoyens assoiffés de la souveraineté nationale du Mali, réunis en collectifs, associations, syndicats, regroupements  de la société civile du Mali, dit la déclaration, venons à vous pour vous soumettre un certain nombre de doléances. Plusieurs raisons justifient notre acte, justifie la note. Entre autres,  poursuit le récit, la déclaration  de l’officier  du service de renseignement  français  qui a dévoilé  au grand jour la volonté des autorités françaises à travers le président  français  Emmanuel Macron, d’éliminer  les autorités de la transition  panafricaine du Mali et en procédant à la destruction des postes de commandements  de  l’armée malienne; l’attitude  affichée  par le président français Emmanuel Macron, suite à la suspension par les autorités de la transition du Mali, des médias de propagande française (France 24 et RFI), à vouloir  instruire au  président  en exercice  de la CEDEAO, le  Ghanéens Nana Akufo Ado, à  durcir les sanctions  contre  le Mali avec le soutien  de la France et de l’Union Européenne; la déclaration du valet français, le Nigérien, Mohamed Bazoum, accusant les autorités de la transition de criminels; les acharnements insensés des chefs d’ Etat de la CEDEAO qui sont devenus aujourd’hui de véritables valets  français à la solde du président français; la décision des chefs d’Etat de la CEDEAO de maintenir les sanctions en dépit de la décision de la cour de justice  de l’UEMOA demandant leurs suspensions.  Selon  les manifestants, il est aujourd’hui  inconcevable que notre pays puisse continuer  à payer  pour son combat  contre l’impérialisme, le néocolonialisme français à travers des institutions sous régionales qui malheureusement ne répondent plus aux normes établies par les initiateurs.

Ainsi, indique  la déclaration, les  doléances sont  les suivantes: l’arrêt immédiat des missions de la CEDEAO dans notre pays; le retrait pure et simple du Mali de la CEDEAO; la création d’une monnaie  nationale,  symbole de souveraineté; la fermeture puis la nationalisation de toutes les entreprises françaises au Mali; le renouvellement  sous  aucun  prétexte du Mandat de la MINUSMA; la révision  intelligente  de l’Accord d’Alger. Les  manifestants  ont réaffirmé leur soutien indéfectible aux recommandations des Assises nationales  de la Refondation (ANR) en ce qui concerne la durée de la transition pour laquelle nous prônons une  durée plafond de 5 ans. Pour  terminer, les manifestants ont, pour  la sécurité et la stabilité du Mali, invité  tout le peuple  à la mobilisation  derrière les Forces Armées Malienne et de sécurité (FAMA).

Une copie de la déclaration a été remise par une commission restreinte des marcheurs  envoyés à la primature au Premier Ministre Choguel Kokalla Maïga pour le président Assimi Goïta. Le  président  de  la transition  et le gouvernement aujourd’hui, dit Choguel,  sont à la tâche nuit et jour  pour répondre  aux aspirations légitimes du peuple malien autour desquelles le peuple s’était mobilisé. Ces aspirations, elles sont cinq fondamentalement: «Le rétablissement de la sécurité, l’autonomie de décision dans  les opérations  militaires  de  plus en plus est  en train de se renforcer. Nous n’avons pas besoin  aujourd’hui de la permission de qui que ce soit pour survoler  sur quelque  partie  que ce soit  de notre  territoire nationale. Mener  des opérations militaires là où nous voulons dans les circonstances que nos FAMAS auront décidées. La deuxième revendication de notre peuple, c’est la lutte  contre  l’impunité  et la corruption. Cette  lutte  est engagée. Je crois qu’avec le soutien du peuple malien, il va falloir l’accélérer aussi. Troisième exigence, un organe unique pour minimiser  les risques de contestation des élections. Nous avons ensuite la quatrième exigence de notre peuple, c’est le besoin des réformes profondes apportées depuis 20 ans. Et enfin la cinquième demande  et exigence  du peuple malien, c’est  l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation dans le sens où en prenant des précautions  pour qu’aucun  acte  ne soit  posé pour  conduire  à la partition du Mali à moyen et  long terme», a fait savoir Choguel.  Le premier ministre s’est dit regretté  que la CEDEAO  et  certains remettent  en cause l’Etat malien. Malgré la colère, dit Choguel aux manifestants, je  vous demande  de  donner  du temps  au président  de la transition. Quand  on dit qu’on est prêt à céder une partie de notre pays pour construire  l’unité  africaine, affirme  Choguel, il faut que  ça soit construit sur des bases saines, dans l’intérêt des Africains et non contre les Africains. Or aujourd’hui l’embargo sur le Mali, déplore Choguel, vise à punir le peuple malien  et à renverser  le régime de la  transition, il n’y a pas de calcul derrière.  Or, ce n’est pas la vocation  de la CEDEAO. Et  c’est pourquoi, dans le heures à venir, nous allons adresser  au président de la commission de l’Union Africaine (UA), au secrétaire général de l’ONU, au monde entier, une déclaration pour dire ceci: aujourd’hui  la CEDEAO  n’est  plus dans son rôle. Elle est en train de violer les principes fondateurs  de cette  organisation. L’embargo  n’est prévu dans  aucun texte  de la CEDEAO.  Le  holdup sur  les ressources  financières et sur  le circuit  financier du Mali  n’est prévu  dans aucun  texte  des statuts  de la Banque centrale des Etats  de l’Afrique de l’Ouest. « Vous avez constaté le dernier sommet? Est-ce que vous savez que contrairement à ce qui se fait d’habitude, où c’est le président en exercice de la CEDEAO qui écrit au président du Mali; cette fois-ci, c’est le président de la commission. Donc  un  fonctionnaire  qui  écrit à notre président pour l’inviter à une réunion de la CEDEAO. Pourquoi? C’est une façon encore de piétiner la souveraineté de l’Etat malien. Personne,  nous ne laisserons personne remettre en cause la légitimité  du président  de la transition. Je préfère  avoir à faire avec mon peuple, auquel  je vais  m’expliquer, qui me  comprendra  pour qu’on sorte de ce face à face derrière  lequel  d’autres mains invisibles sont en action. A la date d’aujourd’hui, sauf  avis contraire du président de la transition, les 24 mois ne sont pas négociables», a prévenu Choguel Kokalla Maïga.

Hadama B. FOFANA

Source: Le Républicain

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