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Transition : Ce qui est attendu des agents de la haute administration

 

Le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, a rencontré hier au Centre international de conférences de Bamako, les cadres de la haute administration. En véritable commandant en chef de l’administration, il les a entretenus sur le contenu de la rectification de la Transition, les relations avec les partenaires étrangers et l’apport qu’il attend d’eux pour la réussite des Assises nationales de la refondation.

D’entrée de jeu, le directeur de cabinet du Premier ministre, Pr Issiaka Amadou Singaré, plantant le décor, a rappelé que cela fait six mois que le gouvernement s’est engagé dans la voie de la rectification de la Transition. Pour lui, le chef du gouvernement a voulu cette rencontre pour entretenir les agents de la haute administration sur le contenu qu’il compte donner à la rectification de la Transition, le concours qu’il attend d’eux et sur les relations avec les différents partenaires.

Dans son intervention, le chef du gouvernement a souligné qu’il a initié cette rencontre pour donner des précisons susceptibles d’aider les agents de la haute administration dans l’accomplissement des missions qui leur sont confiées. Pour Dr Choguel Kokalla Maïga, les Assises nationales de la refondation constitueront sans doute une étape importante de la vie de la nation. Car elles permettront aux Maliens d’écrire une nouvelle page de leur Histoire.

Le chef du gouvernement a rappelé les circonstances de l’instauration de la Transition. Avant d’évoquer celles de la rectification intervenue le 24 mai dernier. D’après lui, le président de la Transition a exposé au gouvernement sa vision politique qu’il a rappelée aux légitimités traditionnelles lors de leur rencontre le 12 novembre. Pour le Premier ministre, le Programme d’action du gouvernement inspiré de cette vision délimite clairement le champ d’action.

À cet effet, dira-t-il, quatre chantiers ont été identifiés comme prioritaires : le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales et la promotion de la bonne gouvernance. Dr Choguel Kokalla Maïga a instruit les agents de la haute administration de satisfaire sans délai, avec la plus grande diligence et avec un esprit de responsabilité et de collégialité, les demandes qui leur seront adressées par le Panel des hautes personnalités et la Commission d’organisation des Assises.

Enfin, le chef du gouvernement s’est prononcé sur les rapports entre notre pays et ses partenaires notamment la Cedeao et la France. Selon le Premier ministre, la Cedeao est la fille du Mali car elle est née dans notre pays d’où l’initiative de sa création est venue en 1975.

« La Cedeao a décidé de nous sanctionner. Nous en prenons acte tout en déplorant la décision », a déclaré le chef du gouvernement. « Elle nous a opposé la réalité des textes qui n’étaient pas à la base de sa création. Nous lui avons opposé le principe de la réalité du terrain, de l’état physique, psychologique, de déliquescence de notre pays, de l’insécurité généralisée, de la situation où aucun candidat ne peut aller faire campagne librement dans sa contrée de naissance », a détaillé le Premier ministre. Pour ce qui concerne la France, Dr Choguel Kokalla Maïga a souligné que les liens entre les deux pays sont si solides qu’ils résisteront aux humeurs passagères.

Au nom des agents de la haute administration, Dr Yaya Gologo, secrétaire général du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a indiqué que le gouvernement dispose de l’administration. Pour celui qui a fait office de porte-parole des cadres de la haute administration, lorsqu’on parle de refondation, il s’agit d’une quête de nouveaux rapports entre l’État et les citoyens, entre l’administration et les administrés. Selon lui, l’administration publique malienne est en phase avec le Programme d’action du gouvernement. Dr Yaya Gologo a promis que les instructions données par le Premier ministre seront mises en œuvre.

Après avoir écouté ses interlocuteurs, le Premier ministre a indiqué qu’il y a deux priorités aujourd’hui : après les opérations militaires sur le terrain, l’organisation et la réussite des Assises nationales de la refondation. Il a demandé aux cadres de la haute administration de se considérer comme des soldats ayant reçu des instructions pour se mettre à la totale disposition du Panel des hautes personnalités et de la Commission d’organisation pour qu’aucune de leurs sollicitations ne traîne sur leurs tables.

Dieudonné DIAMA

Source : ESSOR

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