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Burkina : Le convoi militaire français « toujours en attente » près de Ouagadougou

Le convoi militaire français est « toujours en attente », ce mardi 23 novembre 2021, dans un camp militaire situé à une trentaine de kilomètres de Ouagadougou. Les négociations sont en cours pour permettre au convoi de reprendre sa route, indiquent plusieurs sources.

Selon la radio Wat FM, qui cite le quotidien Ouest France, le convoi logistique de l’armée française est composé de matériel italien, danois et tchèque, en plus du matériel français. Ce sont au total 130 véhicules dont 20 blindés d’escorte et autant de camions de dépannage et de soutien, précise la source.

« La logistique contient également des poids lourds civils chargés de matériaux de construction, de nourriture, d’outillage, de pièces de rechange, et de carburant ». En tête du convoi, trois imposants blindés Griffon du 3e RIMa de Vannes (Morbihan), appuyés par un VAB (véhicule de l’avant-blindé) du 6e régiment du génie d’Angers (Maine-et-Loire) pour détecter les engins piégés et les neutraliser.

Venant de la Côte d’Ivoire pour le Niger, ce convoi a déjà subi le mécontentement de la population de Bobo-Dioulasso, la capitale économique. Puis dans la soirée du mercredi 17 novembre, c’étaient des manifestants de Boulmiougou, sortie Ouest de la ville de Ouagadougou qui ont érigé des barricades sur la nationale n°1 pour empêcher le passage des militaires français. Après plusieurs heures de tractation, les forces de l‘ordre ont pu disperser la population et le convoi avait repris chemin au petit matin du jeudi.

A leur grande surprise, une importante mobilisation hostile à ce convoi a accueilli les militaires à l’entrée de Kaya, à une centaine de kilomètres de Ouagadougou. Après deux jours de blocus, des soldats français ont finalement procédé à des tirs de sommation pour disperser la foule qui les avait suivis jusqu’à leur retranchement. Ces tirs ont, selon des manifestants, occasionné trois blessés.

Des forces de l’ordre burkinabè ont facilité le détour de ce convoi logistique de l’armée française. Certaines sources rapportent que le convoi serait en transit pour la ville de Gao, au Mali, via le Niger. L’on apprend aussi que des populations de Fada N’Gourma (région de l’Est) s’organiseraient pour empêcher le passage.
Invité sur la Radio France internationale (RFI), le directeur du projet Crisis Group Sahel, Jean-Hervé Jezequel, est revenu sur le blocus de ce convoi français. « Le mouvement d’hostilité à la présence française a toutes les chances de s’aggraver », a-t-il prédit.

Cryspin Laoundiki
Lefaso.net

 

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