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État civil : Plaidoyer des organisations de la société civile

Dans le cadre de la modernisation de son système d’état civil, le gouvernement s’est doté d’une Stratégie nationale de l’état civil (SNEC) 2018-2022 assortie d’un plan d’actions de mise en œuvre. Ainsi, des réformes importantes ont été entreprises, consistant notamment à créer un fichier central de l’état civil interconnecté avec les centres d’état civil et à même de sécuriser l’identité de la population et d’être exploitable par d’autres administrations utilisatrices.

La direction nationale de l’état civil du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a organisé un atelier de sensibilisation et de plaidoyer des Organisations de la société civile (OSC) vendredi dernier, au Centre international de conférences de Bamako (CICB).

Cet atelier visait, d’une part, à mobiliser les OSC sur les enjeux de l’état civil et sa modernisation en cours et accroître leur connaissance sur le système d’état civil malien. Et d’autre part, il devait outiller les OSC en vue d’un plaidoyer pour l’adoption des textes législatifs proposés pour renforcer le cadre normatif de l’état civil et offrir une assise légale adéquate aux réformes en cours de l’état civil.

L’événement était présidé par le chef de cabinet du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Haminy Belco Maïga, en présence du directeur national de l’État civil, Dr Abdoulaye Alkadi, des partenaires techniques et financiers et d’autres participants.

Cette rencontre a permis aux OSC d’être informées des enjeux de l’état civil et sa modernisation en cours, de la nécessité d’un cadre normatif adéquat et sensibilités en vue d’un plaidoyer pour l’adoption de quatre avant-projets de loi. En outre, elles ont été outillées pour servir de relais auprès des populations et les communautés, en matière de sensibilisation sur l’importance de l’enregistrement des faits d’état civil dans les délais et de la nécessaire régularisation des naissances et décès non déclarées.

Dans son discours d’ouverture, Haminy Belco Maïga a fait savoir que l’état civil d’un État revêt d’une importance vitale étroitement liée à sa souveraineté et à son développement. Son organisation justifie la mise en place d’un dispositif de gouvernance permettant l’enregistrement des faits d’état civil, l’élaboration de statistiques vitales, la protection tant des données que des infrastructures qui les abritent.

Selon le chef de cabinet, l’enregistrement des faits d’état civil est défini par les Nations unies comme étant l’enregistrement continu, permanent, obligatoire, et universel des caractéristiques des faits d’état civil qui ont eu lieu (naissances vivantes, décès, mariages et divorces). S’y ajoutent autres faits d’état civil liés à la population et prévus par décret, loi ou règlement, conformément aux prescriptions légales en vigueur dans chaque pays.

«Aujourd’hui, la nécessité d’améliorer les systèmes d’état civil trouve désormais une résonnance toute particulière avec les nouveaux défis et enjeux de la mondialisation. On peut citer la libre circulation des personnes qui sous-tend l’intégration régionale et se trouve renforcée et sécurisée lorsque le système d’identification repose sur un système fiable d’enregistrement d’état civil», a soutenu Haminy Belco Maïga.

De son côté, le directeur national de l’État civil, Dr Abdoulaye Alkadi a souligné qu’à travers l’état civil, on a toutes les questions de gouvernance, telles que les élections. C’est nous qui donnons la matière première à la détermination de fichier électoral.

Il s’est réjoui qu’à ce jour le Mali est à 87.5 d’enregistrement à la naissance par rapport à des pays de la sous-région qui sont entre 20 et 30. Ce qui veut dire que notre pays a une bonne place au sein de l’Afrique en matière d’enregistrement des faits d’état civil. Une bonne dynamique à préserver. Ainsi, le directeur national a invité nos compatriotes à se faire enregistrer à l’état civil afin d’avoir accès à tous les services sociaux de base.

Souleymane SIDIBÉ

Source: ESSOR

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