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Sages-femmes : Le défi de la bonne répartition sur le territoire

Plus de la moitié de ce personnel féminin est concentrée dans la capitale. Les zones rurales ne bénéficient pas suffisamment de ces mains indispensables à la santé de la femme et de l’enfant

Réussir le pari de la bonne répartition des sages-femmes sur toute l’étendue du territoire national est une nécessité absolue pour améliorer la santé de la femme et de l’enfant. Cela passe par une décision politique forte et les motivations nécessaires pour maintenir ces mains utiles à la fois dans les grandes villes et dans les campagnes.

L’initiative recrutement et déploiement de 323 sages-femmes répond à ce souci partagé par tous (décideurs, partenaires et communautés). Le lancement de cette initiative a été présidé, hier dans un hôtel de la place, par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, en présence de la ministre de la Santé et du Développement social, Diéminatou Sangaré, de son collègue de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Bréhima Kamena. On notait aussi la participation du représentant de la Banque mondiale, Jean-Pierre Chauffour et de nombreux invités de marque.

Il est clairement admis par tous qu’il y a une forte concentration de sages-femmes dans la capitale. Or, le besoin de ce personnel féminin est criard dans certaines localités du pays, notamment dans les zones rurales où les sages-femmes se comptent sur les doigts d’une main. En tout cas, elles officient moins en nombre dans ces localités où leur expertise peut réellement contribuer et de façon significative à l’amélioration de la santé de la femme et de l’enfant.

Le Premier ministre a expliqué que le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, porte une attention particulière sur la sécurité et la paix mais aussi sur les questions de développement socioéconomique, singulièrement celles de renforcement du capital humain.

Le chef du gouvernement a aussi peint le tableau des préoccupations liées à la santé. Et d’expliquer clairement qu’il y a une volonté politique du gouvernement, à travers des investissements stratégiques, de réaliser le dividende démographique et d’améliorer la santé maternelle et néonatale.

Ainsi, le gouvernement avec ses partenaires comme le projet Sweed a, dans une synergie entre les ministères en charge de la Santé et celui de la Population, déployé une première cohorte de 106 sages-femmes dans certaines localités. Cela a permis d’augmenter de 17% l’effectif de ce personnel féminin intervenant dans les 7 régions d’intervention du projet Sweed et de 8% l’effectif national des sages-femmes en activité jusqu’en 2020.

Choguel Kokalla Maïgaa aussi souligné que le chef de l’état a donné les orientations nécessaires pour prendre toutes les dispositions urgentes afin de sécuriser la population et poursuivre les efforts de développement sur l’ensemble du territoire national.

Il a aussi félicité la ministre de la Santé et du Développement social et son collègue en charge de l’Urbanisme pour les efforts accomplis dans la mise en œuvre du programme d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel qui s’inscrivent dans la Politique de développement des ressources humaines et de la santé au Mali.

Le représentant de la Banque mondiale a réitéré sa disponibilité des partenaires à accompagner l’initiative, notamment dans cette deuxième phase qui s’étend sur 2021-2024 et mobilisera 323 femmes à déployer dans les zones rurales.

Quant à Mme Sissoko Oumou Camara, porte-parole des sages-femmes, elle a témoigné de sa reconnaissance au gouvernement, mais aussi aux partenaires et initiateurs de ce programme de recrutement et de déploiement des sages-femmes sur l’ensemble du territoire au service de la population, particulièrement de la femme et de l’enfant.

Un court métrage a été projeté sur les sages-femmes dont la noble mission, celle d’aider à donner la vie malgré les conditions matérielles difficiles a été magnifiée. Ce film établit le constat d’une répartition inégale des sages-femmes sur le territoire national avec un trop plein à Bamako. 51% des sages-femmes en activité sont concentrées dans la capitale. C’est au regard de ce constat qu’un programme fut lancé par Sweed en juin 2018 pour pallier cette situation.

Bintou SOW

Source : ESSOR

 

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