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Journée mondiale des villes : Focus sur la résilience climatique

À l’instar de la communauté internationale, le Mali célèbre le 31 octobre de chaque année, la Journée mondiale des villes. Exceptionnellement célébrée hier, l’édition 2021 a été marquée par une conférence-débat autour des problématiques urbaines et les propositions de solutions y afférentes.

Présidée par le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Samballa Mady Kanouté, l’ouverture de cette rencontre d’échange a eu lieu à la direction nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat, en présence du chef dudit service, Almaïmoune Ag Almoustapha.

La Journée vise à promouvoir l’intérêt de la Communauté internationale pour l’urbanisation mondiale durable. Elle entend faire avancer la coopération entre les pays et les villes afin de relever les défis de l’urbanisation et contribuer au développement urbain durable dans le monde. Elle est ainsi une occasion pour les pouvoirs publics et la société civile d’informer et sensibiliser les populations en organisant des activités sur les enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Le thème choisi à cet effet est : «Adapter les villes à la résilience climatique.»

Intervenant à l’occasion, le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a fait le lien entre le changement climatique et la croissance démographique. «Actuellement, 55% de la population mondiale vit en ville», a relevé Samballa Mady Kanouté, précisant que le taux d’urbanisation devrait avoisiner les 70% en 2050.

Selon lui, l’Afrique comptera pour une grande partie de l’accroissement de la population urbaine. «Cette dernière, importante et rapide, est sensible aux effets du changement climatique et les villes les plus vulnérables seront les plus affectées par les altérations du climat. Ainsi, l’urbanisation mal maîtrisée à l’épreuve des transformations liées aux aléas climatiques engendrera des conséquences néfastes d’ordre environnemental, économique et social dans les villes concernées» a-t-il expliqué.

À cet égard, cette Journée interpelle décideurs et citoyens à œuvrer pour la mise en œuvre d’actions concrètes visant à adapter nos villes à la résilience climatique, a exhorté le secrétaire général du département de l’Urbanisme. En la matière, le gouvernement a adopté un certain nombre de politiques et de textes législatifs et règlementaires dont la Politique nationale de la ville (Ponav), la Stratégie nationale du logement (SNL), les lois fixant les règles générales de l’urbanisme et de la construction. Il est sur le point de se doter d’une Politique nationale de l’habitat.

Ces dernières années, le Mali, à travers le département en charge de l’Urbanisme, a fortement mis l’accent sur les déterminants liés à l’environnement physique. Il s’agit, entre autres, de la qualité de l’habitat, de l’hygiène du milieu physique et atmosphérique, de l’accès du plus grand nombre de Maliens à des logements décents, de l’aménagement des espaces verts et de la préservation de l’écosystème.

«Cette approche exige de nous tous le soutien aux stratégies nationales en faveur de la santé et de l’environnement, tant au niveau individuel que local, mais aussi par un changement de comportement pour le respect des normes et des règles de vie dans les concessions, les quartiers réguliers, les quartiers spontanés ou taudis et les villes par une grande observation des meilleures pratiques urbaines», a plaidé Samballa Mady Kanouté.

L’assistance a eu droit à une projection vidéo faisant intervenir la directrice exécutive du Programme des Nations unies pour les établissements humains (Onu-Habitat). Mme Maïmounah Moh Sharif a indiqué que les villes et les communautés doivent être les pionnières dans la lutte contre le changement climatique. Elle s’est dit prête à aider les États membres à mettre en place des stratégies d’adaptation, de réduction des risques de catastrophe, de relèvement face à la Covid-19 et de développement intégré.

«Nous devons également faire des communautés urbaines vulnérables notre priorité collective. À l’échelle mondiale, plus de 880 millions de personnes vivent dans des bidonvilles, souvent dans des endroits précaires et surpeuplés avec peu ou pas d’accès aux services de base. Ils subiront de plein fouet la crise climatique, bien que leur empreinte carbone soit parmi les plus faibles», a analysé la diplomate onusienne.

Au cours de la rencontre, les participants ont également échangé sur la problématique de la mobilité urbaine dans le District de Bamako, les bâtiments intelligents et le développement durable.

Amadou GUÉGUÉRÉ

Source : ESSOR

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