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Mali : attaque à la voiture piégée, 6 soldats français et 4 civils blessés

Une voiture piégée a attaqué lundi un véhicule de Barkhane dans le centre du Mali, blessant six soldats de la force antijihadiste française Barkhane et quatre civils, dont un enfant, mais leur pronostic vital n’est pas engagé, a indiqué l’état-major français.

 

« En début de matinée, un véhicule suicide a attaqué un véhicule de la force Barkhane alors en mission de reconnaissance pour sécuriser les alentours de la base opérationnelle avancée de Gossi », détaille l’état-major dans un courriel adressé à la presse, confirmant des informations de responsables locaux.

 

« Six militaires français et quatre civils maliens dont un enfant ont été blessés » quand la voiture piégée bourrée d’explosifs a détonné à proximité d’un véhicule de l’avant blindé (VAB) français, selon l’état-major, qui précise que « le pronostic vital des blessés » évacués vers les hôpitaux militaires de Gao (Nord) et Gossi « n’est pas engagé ».

 

Un responsable militaire malien et un élu local, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, avaient fait état lundi matin de trois soldats français blessés, évacués par hélicoptère vers la base de Barkhane à Gao.

 

D’après l’état-major français, « des unités d’alerte dont des hélicoptères Tigre et des Mirage 2000 sont intervenus pour appuyer les troupes au sol » après l’attaque. Barkhane dispose à Gossi, dans la région du Gourma, d’une base qui lui sert de tête de pont pour les opérations contre les djihadistes.

 

Le centre du Mali est l’un des foyers de la violence polymorphe qui se propage à travers cette partie du Sahel depuis des années. Partie du nord du Mali en 2012 avec les rébellions indépendantistes et djihadistes, ces violences ont gagné le Burkina Faso et le Niger voisins. L’attaque de lundi intervient à l’heure où la France se prépare à entamer un désengagement progressif du Sahel.

 

La force Barkhane (5.100 hommes actuellement) va disparaître au profit d’un dispositif recentré sur la lutte antiterroriste et l’accompagnement au combat des armées locales, via le groupement de forces spéciales européennes Takuba qui doit encore monter en puissance.

 

Selon le projet étudié par Paris, la France prévoit de quitter des bases du nord du Mali — Tessalit, Kidal et Tombouctou — d’ici à fin 2021 pour concentrer sa présence sur les emprises de Gao et Ménaka, plus proches de la zone dite des « trois frontières », aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, ainsi qu’à Niamey, la capitale du Niger. L’attaque de lundi survient également alors que la France vient de revendiquer plusieurs succès dans sa stratégie consistant à viser les chefs des groupes djihadistes.

 

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