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Grogne sociale au Mali : la révision des listes électorales reste suspendue

Après deux mois de transition politique, les grèves ne cessent de se multiplier à travers le Mali. De nombreux services paralysés, la révision des listes électorales suspendue, des pertes économiques signalées de part et d’autres. Ce sont entre-autres conséquences de ces arrêts de travail. Parmi les syndicats concernés, ceux des administrateurs civils, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), les enseignants du supérieur et les surveillants de prison. Certains politologues demandent aux autorités de la transition de dialoguer avec les différents grévistes pour trouver une solution à ces grèves.

Ce lundi 23 novembre 2020, les syndicats des surveillants de prison ont déposé un préavis de grève de 10 jours, du 14 au 18 et du 21 au 25 décembre 2020. Ils réclament entre-autres une allocation d’indemnités de logement et l’application de l’article 148 qui les concernent.

Au même moment, le syndicat de l’enseignement supérieur s’apprête à aller en arrêt de travail illimité à partir du mardi 01 décembre 2020. Ces enseignants revendiquent notamment l’application de plusieurs articles régissant leur situation, l’augmentation de l’âge de la retraite et l’octroi d’une prime de recherche.

De son côté, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), a observé une grève de trois jours la semaine dernière. Le syndicat prévoit un nouveau mouvement de 120 heures dans les jours à venir. Ses responsables justifient cette décision par l’échec de leurs négociations avec le gouvernement. Les administrateurs civils, eux aussi, poursuivent leur grève illimitée qui a démarré le 09 novembre 2020. Suite à cet arrêt de travail, la révision des listes électorales est suspendue depuis plusieurs jours.

Rappelons que toutes ces grèves ont lieu en période de transition politique marquée notamment par une crise sécuritaire et sanitaire à travers le pays.

Le Mali n’a pas les moyens en ce moment de satisfaire toutes ces revendications, déclarent des économistes. Certains politologues maliens, aussi, estiment que les autorités de transition doivent dialoguer avec les différents grévistes afin de trouver une solution à cette grogne sociale.

Studio Tamani

 

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