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Produits de consommation du Mali : Des stocks rassurants

Produits de consommation du Mali : Des stocks rassurants.

L’État d’approvisionnement du marché national en produit de base est rassurant, après un mois d’embargo imposé par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à notre pays. «Les stocks de produits de première nécessité déclarés au niveau de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) par les importateurs réguliers et ceux détenus par les commerçants détaillants sont supérieurs au seuil d’alerte et couvrent les besoins de consommation du moment», a révélé mercredi le directeur général.

Cette situation est due, a précisé Boucadary Doumbia, à l’exclusion des produits de première nécessité du champ de l’embargo. «Ces produits sont importés sans trop de difficulté», se réjouit-il, pour rassurer les consommateurs maliens.

En conséquence, les prix à la consommation des produits sont, par rapport à la semaine passée, restés stables à l’exception de ceux des produits saisonniers (oignons, fruits et légumes, tubercules) généralement importés, a précisé Boucadary Doumbia. Cette hausse sensible du prix de ces denrées n’est pas, selon lui, liée uniquement aux effets de l’embargo mais au caractère cyclique de leur commercialisation.

Toutefois, il urge, au regard de la structure de notre commerce et de la situation géographique du Mali, de prendre les décisions nécessaires devant aboutir à la levée au plus vite de l’embargo. Cela, afin d’éviter une perturbation, à long terme, du circuit d’approvisionnement de notre pays.

En la matière, on note déjà une baisse du volume des importations en provenance de la sous-région de l’ordre de 202 milliards de Fcfa par rapport au mois passé, a révélé le directeur général. Ce qui correspond à 57% de la valeur moyenne des importations maliennes venant de cette zone.

Les produits les plus importés durant le mois d’août sont les combustibles minéraux et les huiles minérales (hydrocarbures) (49%), les machines et les appareils (10%), les produits alimentaires (14%), les produits pharmaceutiques (5%). Les principaux pays d’importation au cours de la période sont le Sénégal (17%), la France (13%), la Côte d’Ivoire (11%), la Chine (9%), la Suisse (7%), les Émirats Arabes Unis (5%), Singapour (5%), le Royaume-Uni (5%).

S’agissant de la sous-région, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Niger constituent les plus grandes sources d’approvisionnement. Ceci s’explique, à en croire Boucadary Doumbia, dans une large mesure par les produits pétroliers qui couvrent 32% du total des importations.

La Cedeao, rappelle-t-on, est une Union douanière – un accord commercial régional dont les États membres ont adopté une politique commerciale commune vis-à-vis des États tiers – avec un Tarif extérieur commun. Le Tec, entré en vigueur le 1er janvier 2015, désigne un droit de douane commun aux membres d’un groupe de pays qui sont s

 

ouvent liés entre eux par un accord de libre-échange.

À ce titre, cette Union douanière dispose également d’une règle d’origine permettant aux produits originaires de circuler librement en franchise de droit et sans contingence, a expliqué le spécialiste en commerce qui a ajouté que les produits non originaires sont assujettis au paiement du tarif extérieur commun à cinq bandes (0%, 5%, 10%, 20%, et 35%°). «Des efforts sont en cours pour harmoniser les réglementations commerciales restrictives (obstacles techniques au commerce, mesures sanitaires et phytosanitaires etc.)», annonce Boucadary Doumbia.

Outre le manque à gagner pour le commerce, les effets néfastes de l’embargo sur notre pays sont également d’ordre économique et social. Il s’agit là de la perte de recettes fiscales et douanières, l’augmentation du coût des importations en raison de l’acheminement des marchandises à partir des plateformes portuaires plus distantes (Mauritanie, Algérie, Maroc). S’y ajoutent la restriction de la concurrence avec des conséquences sur les prix et les pertes d’emplois dans les secteurs orientés vers l’import-export.

D’où l’urgence de finaliser le processus, déjà enclenché, de désignation des dirigeants de la transition. Afin de permettre la levée des sanctions au plus vite.

Cheick M. TRAORÉ

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